30.11.2015

Annecy la nuit et lacs de montagne avec le trépied 190CXPRO4

Rédigé par:
L’Oeil d’Édouard

30.11.2015

Annecy la nuit et lacs de montagne avec le trépied 190CXPRO4

Annecy est surnommée la « Venise des Alpes » du fait des divers canaux qui traversent la Vieille Ville. Cela en fait une ville très touristique et donc… très photographiée ! En tant qu’annécien, j’avais toujours rêvé de faire des photos à la mesure de la beauté de la ville, mettant en valeur les canaux, le lac et l’architecture pittoresque de la Vieille Ville. Pour cela, j’avais besoin d’un trépied qui me permettrait de faire des poses longues (diurnes et nocturnes) afin de lisser la surface de l’eau et de capter au mieux les lumières artificielles. Pratiquant également la photographie en montagne, il me fallait un trépied polyvalent qui soit et solide, et stable, et agençable, et compact et pas (trop…) lourd, bref… je voulais TOUT ! Mon choix s’est donc porté sur le trépied 190CXPRO4, monté de la rotule 3D MHXPRO-3W qui permet un réglage très précis des axes.

Séance photo à Annecy

J‘ai tout de suite été impressionné par la qualité de fabrication : c’est du costaud ! Mon ancien trépied en aluminium était certes très léger mais trop peu stable et surtout, il n’avait pas résisté longtemps à mes aventures… Je ne pouvais plus attendre, il fallait que je m’en serve !

J’avais déjà exactement en tête les endroits que je voulais photographier, il ne me « restait plus qu’à » shooter. Une fois sur place, les jambes se déploient rapidement en quelques coups de pouce et, une fois verrouillées, ça ne bouge plus ! Tout comme le boitier fixé sur le plateau en magnésium. Les pieds adhèrent parfaitement sur le sol (même les plus lisses). Je n’ai pas eu peur de me retrouver au plus près du bord du lac malgré le poids du couple boitier-objectif et la fréquentation du lieu (poussettes, vélos, trottinettes…). J’ai ainsi pu réaliser une série de photographies du Lac d’Annecy avec une surface lissée, mettant bien en valeur la sérénité qu’il inspire. Pour pouvoir obtenir ce résultat en pleine journée, j’ai utilisé un filtre ND (gris, à densité neutre) qui m’a permis d’exposer durant 30 secondes.

Image 1

Plus tard, je me suis dirigé dans la Vieille Ville où, entre les rebords en pierre et les pavés, le sol est plus irrégulier. Il m’a donc fallu adapter les hauteurs de chaque pied mais cela se fait rapidement et facilement. En effet, la rotule dispose de son propre système de réglage (avec un ajustement de la résistance, plus ou moins de « friction ») qui est très précis (avec 3 niveaux à bulles linéaires et 1 circulaire). Avec l’aide supplémentaire du quadrillage interne de l’appareil photo, j’ai ainsi pu régler minutieusement mes lignes horizontales et verticales, indispensable pour la photographie urbaine. Mieux vaut prendre un peu plus de temps à peaufiner sa prise de vue que de passer le double, le triple, le quadruple… à la rattraper en post-production.

Image 2

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Les quais étant étroits, la recherche des meilleurs points de vue est assez contrainte et, dans ma recherche de la composition de l’image, les barrières venaient parfois se mettre au premier plan. Ensuite, cela m’a permis de travailler plus librement l’équilibre de mes images (1/2 ; 1/3…). Pour cela, j’ai déployé la colonne, portant l’appareil photo jusqu’à 1,80m. Comme c’est plus haut que moi, j’ai dû travailler dans ces cas-là en LiveView.

Image 4

Image 5

Étant positionnable à l’horizontale, elle fonctionne comme un bras et permet également une plus grande liberté dans la recherche d’angle de vue. Je m’en sers également pour archiver des travaux avec une prise de vue en plongée verticale.

Le trépied 190CXPRO4 en randonnée en montagne

Je vous disais que je cherchais un trépied polyvalent, que je pouvais aussi également emmener en montagne. Je ne le prends pas à chaque fois avec moi mais quand je randonne près d’un lac, d’un cours d’eau (rivières, cascades…) et pour les bivouacs (heure bleue). J’avais choisi le trépied 190CXPRO4 pour ses 4 sections téléscopables (plus compact) pour mieux pouvoir l’accrocher sur le côté de mon sac de randonnée photo. En effet, replié, le trépied mesure exactement les 55 cm de mon sac à dos Offroad 30L et seule la rotule dépasse de quelques centimètres.

Image 6

Cela a été le cas pour ma sortie en Maurienne où son adaptabilité à tous types de terrains, sa stabilité et sa robustesse m’ont permis des prises de vues audacieuses, les pieds dans l’eau. J’ai ainsi pu placer l’appareil reflex au plus près de l’eau. J’ai également utilisé un polarisant pour éliminer les reflets à la surface et faire « ressortir » les pierres en fond de l’eau.

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Image 8

Je n’ai pas pu résister à l’envie de réaliser quelques panoramiques. Quand on opère la série de photographies à main levée, on rencontre deux problèmes : malgré tous nos efforts, l’horizontalité est souvent approximative et la rotation ne pivote pas à l’exacte verticale du boitier, ce qui entraîne des divergences d’alignement au premier plan sur les images et le logiciel de traitement peut alors produire des aberrations. L’utilisation du trépied et d’une rotule 3D résout ces deux problèmes. Dans ce cas-ci, j’ai également profité de la stabilité du trépied pour poser chaque image durant 30 secondes (avec un filtre ND) afin de lisser la surface de l’eau qui était perturbée par un vent léger.

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Image 10

Même s’il n’est pas le plus léger de la gamme Manfrotto, le choix de la construction en fibre de carbone rend le poids largement supportable. Et puis… il faut bien admettre que cela fait partie du jeu quand on veut faire de la photographie en montagne et, au final, on ne le regrette pas !

 

L’Oeil d’Édouard

Français

Co-rédacteur sur le blog voyage Trace Ta Route, amateur d’art et de randonnée en montagne, il affectionne les vastes paysages, les coins reclus ou désertés. Il est particulièrement sensible au Sublime, à l’esthétique du vide et du silence.

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